Accueil
|
Le soupir ambigu
Soupir, subtil esprit de flamme
Qui sort du beau sein de Madame,
Que fait son coeur apprend-le moi ?
Me conserve-t'il bien la foi ?
Ne serais-tu pas l'interprète
D'une autre passion secrête ?
O Cieux ! qui d'un si rare effort
Mîtes tant de vertus en elle,
Détournez un si mauvais sort :
Qu'elle ne soit point infidèle,
Et faites plutôt que la Belle
Vienne à soupirer de ma mort,
Que non pas d'une amour nouvelle.
Extrait de Stances et autres oeuvres du sieur Tristan,
in Les Muses oubliées
(Tome 4. de la collection publiée de 1921 à 1922 par les
Ed. de la Sirène à Paris)
|