POESIE EROTIQUE
et autres amusements
L'image de l'eau chez Victor Hugo

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Chez Hugo, la mer vu comme une femme est séductrice en tant que dissimulatrice, érotique en tant que perverse ou destructrice :

"La mer était gaie au soleil. Une caresse préalable assaisonne les trahisons. De ces caresses-là, la mer n'en est point avare. Quand on a affaire à cette femme, il faut se défier du sourire" (in Les travailleurs de la mer)

"La mer au sein lascif, cette prostituée / A peur de m'apporter quelque barque tuée."  (in Le colosse de Rhodes dans La Légende des siècles )

"On dirait qu'elle désire et craint le cyclone. De certains hyménées, d'ailleurs fort voulus par la nature, sont accueillis de cette façon. La lionne en rut fuit devant le lion. La mer elle aussi est en chaleur (...) L'immense mariage va se faire. Ce mariage, comme les noces des anciens empereurs, se célèbre par des exterminations. C'est une fête avec assaisonnement de désastres" (in Les travailleurs de la mer)


Le cadre amoureux, la poésie légère, ce n'est pas la mer, c'est la source riante, l'ombre propice et complice, le ruisseau chantant ou le lac calme qui se trouvent proches de la terre et des bois. Comme dans les poèmes suivants :





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