Chez Hugo, la mer vu comme une femme
est séductrice en tant que dissimulatrice, érotique en
tant que perverse ou destructrice :
"La mer était gaie au soleil. Une
caresse préalable assaisonne les trahisons. De ces
caresses-là, la mer n'en est point avare. Quand on a affaire
à cette femme, il faut se défier du sourire"
(in Les
travailleurs de la mer)
"La mer au sein
lascif, cette prostituée / A peur de m'apporter quelque barque
tuée." (in Le
colosse de Rhodes dans La
Légende des siècles )
"On dirait qu'elle désire et craint
le cyclone. De certains hyménées, d'ailleurs fort voulus
par la nature, sont accueillis de cette façon. La lionne en rut
fuit devant le lion. La mer elle aussi est en chaleur (...) L'immense
mariage va se faire. Ce mariage, comme les noces des anciens empereurs,
se célèbre par des exterminations. C'est une fête
avec assaisonnement de désastres" (in Les travailleurs de la mer)