Fils d'un riche marchand
de vin d'Amiens, fournisseur de la Cour, Vincent Voiture reçoit une solide éducation dans les
meilleurs collèges, puis travaillant dans les ambassades
il voyage beaucoup. Il entre à l'Académie
française en 1634.
Il laisse surtout l'image de l'amuseur qui, papillonnant,
inventant divertissements et farces, transmet aux jeunes
habitués de l'hôtel de Rambouillet l'animation dont
déborde sa personne.
Selon Voltaire :
"Voiture donna quelque idée des grâces
légères de ce style épistolaire qui n'est pas le
meilleur, puisqu'il ne consiste que dans la plaisanterie. C'est un
baladinage (...) ; c'est plutôt un
abus qu'un usage de l'esprit. [Mais] c'est le premier qui fut en France
ce
qu'on appelle un bel esprit. Il n'est guère que ce mérite
dans ses écrits, sur lesquels on ne peut se former le goût
; mais ce mérite était alors très rare."
Ses
Oeuvres, publiées
après sa mort en 1649, sont principalement
composées de lettres galantes ou mondaines. On y trouve aussi des sonnets amoureux et érotiques.
Longtemps après sa mort, Boileau le placa à un rang
éminent et
La Fontaine
le reconnu comme un
maître.