Le même et l’autre
dans le désert exact de tes prunelles
tandis que tu cherches ton anima blessée
ton vin herbé ton inceste radieux
Alors s’embrasent les ombres gardiennes
autour de la fusion du clou d’or
Sommets bleus de la chambre
brûlée comme ce pays d’énigmes et de patiences
Licorne égarée dans les tarots de la nuit
ordonnant désormais le chaos galactique
Combien de pistes trace-t-elle dans l’artère centrale
Avant de naître
nous fûmes ces deux infinis courant l’un vers l’autre
aspirés l’un dans l’autre
habités par des mirages
qui n’en finissant plus de danser
*
Dans le palais de l’or du temps
être la cible et la flèche
dont vous bandez l’arc
Lavez avec le feu qui ne consume que son ombre
Et brûlez avec l‘eau qui se retient de couler
Vide jouissant du vide
dans la transparence des grandes métamorphoses
La béatitude du sabre qui transperce
subjugue l’univers tout entier
Le corps subtil tremble comme une corde
Félicité sans écoulement
sous la tente bleue arachnéenne
Son mat son ruissellement de soie entre les cuisses
son espace cosmique d’une substance aveuglante
ne sont autres que vous
La voie lactée est votre couture
les astres vos croisées ouverte sur la vacuité
Allégresse au tranchant de fulgurite
et fluide couleur de lune
inventent le chemin de la solitude embrasée
Mouvance en quête de fixité
jusqu’à la révulsion de l’homme de lumière
Alors les déités des lointains se résorbent
et s’accouplent immobiles en nous