Un duo écrit
à quatre mains par
Den Hall et
Bernard Lanza
Les Impatients
Elle :
Tu m'as couchée
dans les hautes herbes.
Mes mains en corolle au
dessus de la tête
Les jambes
fléchies, ma jupe relevée
Qui découvre mes
cuisses, tu me contemples.
Délicatement, tu
baises mes chevilles.
Je respire l'odeur de tes
cheveux
Et ta respiration qui
s'accélère m'émeut.
Je sens sourdre en moi un
désir profond.
Une impatience me saisit,
mon bas ventre
Devient anémone de
mer, qui pulse
Comme mon cœur qui
s'affole et,
Etre eau fraîche
pour étancher ta soif.
Lui :
Ton impatience est aussi la mienne
Mais je ne veux surtout rien gâcher
Pour profiter au maximum du spectacle
Que tu m'offres ainsi, abandonnée.
Comme j'ai bien trop chaud, je me hâte
D'enlever mon polo, pour te montrer
Mon torse musclé, que je bombe exagérément
Sur lequel, gourmandes, tes lèvres se posent..
Et moi aussi, je souhaite dénuder ta poitrine,
Je soulève ton haut et bien vite m'emmêle
Quant il s'agit de dégrafer tes dentelles
Mais en riant, tu viens à mon secours.
Elle :
Je me saisis de tes mains
avides et chaudes
Pour les poser sur mes
seins quémandeurs
Dressés par
l'excitation, ils réclament
Et j'ose te
déclarer, véhémente : " mords-les ! "
Tu obéis par une
succion légère et rapide
De l'un à l'autre
qui ne me contente pas.
Alors pris par une
soudaine frénésie
Tu les mordilles,
goulument, en les pressant.
En désir de toi,
j'ôte ton dernier rempart
Et ton sexe
dressé, violacé, surgit.
Je m'en saisis pour
caresser ma fentine
Perlante de suc et
déjà presque jouissante.
Lui :
Me voilà comme toi, ivre d'un désir fou
Et avide de pénétrer en ton sexe en feu
Qui s'ouvre enfin sous les divines caresses
Que je te prodigue des doigts et de la langue.
Tu me veux tout au fond de toi, et tu gémis.
Parce que je te fais attendre, trop cruel,
Tu me supplies de te prendre tout de suite,
Et doucement, en ta grotte, je m'enfouis.
Je vais et je viens et t'invite sans pudeur
A titiller ce bouton d'amour tout gonflé.
Tu obéis à cet ordre que je te donne
Et tu me fais comprendre que c'est bon.
Elle :
Je défaille ; Pris
dans un roulis de jouissance
Jusqu'alors inconnu d'une
telle puissance.
Lui :
Tu sembles partie dans un autre univers
Il faut qu'en toi, de ce désir, je me délivre.
Elle :
Emplie de toi, de ton
amour, de ton sexe,
Dans un ultime spasme, je
brûle, j'exulte.
Lui :
Mes yeux se perdent, dans les tiens, mon aimée
Et bouleversé, je déverse ma semence.