Ondine
Nuit torride, sans le moindre souffle de vent,
Nuit caline, mais de loin car il fait trop chaud,
Nuit de pleine lune luisant magiquement,
Nuit de folie où je voudrais ruisseler d'eau...
Là une cascade et son torrent de fraicheur,
Ta silouhette nimbée de rais opalins...
Je me glisse dans l'eau pour noyer ma moiteur,
Tu m'éclabousses de ton rire cristallin.
Les gouttes d'eau et la lune jouent sur ton corps,
Ton regard se mèle à l'air et joue sur le mien.
Tu t'éloignes du torrent, plonge et puis ressort,
Tu fais semblant de tomber et je te retiens
Et je t'attrape et nous plongeons sous la cascade
Pour nous caresser, nous embrasser longuement.
Mais l'air nous manque et nous sortons avec bravade
En poursuivant notre étreinte amoureusement.
La fraicheur de l'eau fait pointer tes mamelons
Et de nos corps la vigueur elle exacerbe,
Sur ton visage fait coller tes cheveux mi-longs
Et ruisseler ses gouttes sur mon torse imberbe.
Je viens boire ta fièvre le long de ton cou
Pendant que tes mains me caressent le dos;
Et quand la rivière fait tinter ses remous
Sa musique vient enchanter nos quelques mots.
Lentement tu te sens fondre et te laisses aller
A mes baisers que je pose, tels des caresses,
Sous la lune qui fait luire ta peau halée
Tandis que tu t'agrippes à moi avec molesse.
Le torrent nous inonde, distille notre ardeur,
Mes mains vont sur ton corps et caressent tes seins,
Les tiennent volent et aperçoivent une raideur
Que tu approches tout en caressant mes reins.
Mes doigts glissent sur ta peau, courent après les gouttes.
Quand tes mains m'attrapent et me serrent violemment,
J'aborde ta forêt et y cherche une route
Vers ton entrejambe, malicieusement.
L'humidité de l'eau se mélange à la tienne
Quand mes doigts vont et viennent, parcourent tes lèvres.
La chaleur de tes mains se mélange à la mienne
Et la lune fantasme devant notre fièvre...
Et je la vois qui sourit dans tes yeux sans fond
Quand je pose un baiser sur tes lèvres et t'embrasse,
Que je m'insère en toi, en ton soyeux sillon
Et que tu tangues et te balances avec grâce.
Je me régale de ton reflet qui jouit
Lentement, doucement, au grè de notre danse
Et on s'offrent, de nos sourires réjouis,
De long baisers entretenant la transe.