De
l'art ou du cochon
Comme au théâtre après les trois coups,
Le rideau s'est levé sur ton sexe sensible :
Tu apparais enfin nue, des cuisses au cou,
Exposant tout tes trésors, impassible...
Cesse cette comédie,
Prend vie !
Rejoint l'art de la rue
Libre et nue !
La musique adoucit les moeurs
Mais pour toi elle sonne l'heure
Des danses volupto-érotiques
Et du cri des guitares électro-phalliques.
Sur ton visage alors se peint
Une joie non feinte :
Celle de voir ma verge s'ériger
Sculptée par ton plaisir...
Sur ce sexe droit se lit la faim
Et tu fixes cette empreinte
En ton oeil, cinémascope irisé,
Photographie du désir...
Je m'approche
De ton corps,
Mes mains
Poursuivent le dessin
De tes courbes : fesses, seins...
Architecture sans fin
De parfait accord
En doubles croches !
Laisse moi te coucher sur le papier
Et, dans l'affinité des chairs,
Nous allons ensemble rimer
Des grottes sombres aux ciels clairs.
©
Cyr