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Chevelure
J'aime ta chevelure,
elle a si fière allure.
Chaude, lourde, luisante,
comme la fourrure vivante
- d'un animal sauvage.
Son parfum d'Afrique
me saisi la trique.
Un tourbillon d'odeurs fortes
m'ouvre alors la porte
- de fabuleux rivages...
Elle s'enroule sur ma verge
telle une vague prête à m'engloutir,
puis reflue lentement sur mes berges,
épousant toutes les formes du désir
- de mes bourses à mon visage.
Ses cheveux d'or et de cuivre
me sucent bientôt telle une pieuvre
qui secouée dans l'eau ivre
s'exalte comme un chef-d'oeuvre
- ondoie follement tel un orage !
Mon phallus soudain tressailli,
se contracte, se raidi,
gonfle, rebondi,
se déploie et rejailli !
- hors de ton sulfureux plumage.
De mon gland électrique enfin
explose
de longues giclés de semence,
pluie épaisse, blanche et rose
qui s'abât maintenant en abondance
- sur ta tignasse anthropophage !
©
Cyr
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