Ses cheveux noirs
Sa longue chevelure noire
Se déroule inondant ses épaules,
Flot lisse sans une boucle ouverte,
Larme de jai, ainsi presque inerte,
Qui va en rameau de saule
Et brille tel un miroir
Jusqu'aux seins nerveux
Ô cheveux !
Noirs comme une nuit sur la mer,
Ils deviennent flot mouvant
Au souffle de l'haleine des vents :
Vent joyeux
Ou vent amer
Ô cheveux...
Noirs comme ses bas de soie,
Ils ont aussi sous mes doigts
Qui les emmêlent en tresses
Des notes blondes de tendresse
Et chantent alors un doux murmure,
Une gamme enchanteresse
Ô chevelure...
Et, noirs comme un drapeau rebelle,
Ils te font même frivole, et plus belle
Encor'
Quand, embrasée de l'amour
Si fort,
La flamme du désir y caresse un jour
Qui rougeoit comme une brûlure
Ô chevelure !
© Cyr
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