Chinoiseries
Un soir que j'étais seul
Le hasard de mes pas
Me fit tomber dans la gueule
D'un vieux quartier chinois.
Le vent glacial et humide
Me poussa, force avide,
Dans une échoppe enfumée
De sueur et de thé.
Une fois passée la porte,
M'attendait une escorte
De femmes d'Asie minaudant
La bouche rouge sang.
La première aux formes
adolescentes,
La deuxième gonflée de poitrine,
La troisième aux longues jambes fines
Et la quatrième exhibant une large fente.
M'acquitant de quelques
pièces
On m'enjoigne à suivre ces déesses
Vers un grand lit peu commun
Où s'agitait tout un tribun.
Ayant investi la place
Trois des consoeurs en émoi
S'occupèrent devant moi
De préparer la plus jeune et la plus salace.
Tous orifices lubrifiés
On me la fit empoigner
Par devant, par derrière
Comme on battrait le fer !
La jeunette fit tellement de
merveille
Qu'elle finit par trouver le sommeil,
Mon sexe pantois et exultant
Dans sa bouche de femme-enfant.
Après une collation
aphrodisiaque
Qui ne fit qu'un tour dans mon système cardiaque
Les trois autres panthères haletantes
Fondirent sur moi, sans plus d'attente.
L'une penchée sur mon visage
Me fit avaler ses gros seins,
Les autres firent glisser avec rage
Leurs chattes humides sur ma tour d'airain.
J'étais pris dans un
tourbillon
De jambes, seins, sexes, bouches,
Peaux, sueurs, soupirs et convultions !
Organes multiples et farouches !!
Et j'ai joui pendant des heures
Du sexe et des odeurs :
Opium et déesses d'Asie
A consommer sans répit...
©
Cyr