Les
Hypnotiseurs
Ta poitrine flotte gonflée comme
deux grosses larmes,
Dans la mer elle étale ses charmes
Et il n’est pas plus divine vision
De contempler ces beaux ballons.
Quand leur plasticité
sphérique
Remonte le courant,
Ces lourds paquebots roses
S’enfoncent dans l’eau bleue
Et entament une danse hypnotique
Qui ravive en moi de profonds élans,
Comme une prose virtuose,
Un vin capiteux.
Alors chavirent mes sens
Vers le désir d’absorber l’essence
Des vertigineux parfums
S’exhalant d’entre ses seins.
Ah, lunes fières et
vallonnées !
Vos surfaces si soyeuses
M'enveloppent du Léthé
Où mon âme coule, heureuse...
© Cyr