Marquise des champs
Peu importe que tu sois Marquise
et que je ne sois point Roi,
ce que préfère en toi
ce sont tes seins en émoi,
ta croupe soumise
et tes caresses exquises.
Il est vrai que ta garde-robe
indique bien ton rang,
mais c'est dans les champs
que je trousse tes robes,
dévoile ta dentelle blanche
et sur ton cul me penche
pour faire vibrer ma branche
au tréfond de tes hanches.
Dans le soleil et la paille
nos deux corps font ripaille,
se nourrissent d'un désir ancestral,
vibrent et poussent des râles
dignes de l'humain trop humain,
de la gazelle ou du lapin…
Et, habités par ce désir
incontrôlable
à la vertu égalitaire des courtes fables,
nous jouissons de cette façon si animale
qu'ont les femelles de s'accoupler aux mâles !
©
Cyr