Le
passage
Reines des Grâces aux airs
indolents,
jeune insouciante, majestueuse enfant,
la belle blonde
se sent aujourd'hui féconde
et, s'ouvrant profonde,
offre sa nudité au monde.
Sa taille est forte et vigoureuse,
son corps est mur, elle est amoureuse
et dégage comme une douce chaleur,
un subtil parfum de fleur…
Adolescente superbe
allongée dans l'herbe
elle cherche à s'épanouir
et manque de s'évanouir
sous le plaisir nouveau
au creux de sa peau !
Les yeux mi-clos, silencieuse,
elle étale sa beauté
et dans des poses langoureuses
cherche orgasme et volupté.
Durant des heures
elle rêve et tente d'imiter
entre ses larges fesses
les puissantes caresses
qui lèveront pour l'éternité
le rideau de sa candeur.
Alors, dans l'arche de ses hanches,
chaque dimanche
elle joint ses mains câlines
et tripote, et butine,
du petit doigt puis du gros pouce
sa belle amande douce.
Car c'est de son corps
dont elle est amoureuse !
De ses seins, de son ventre,
de sa toison où elle entre
et s'attarde, heureuse,
jusqu'à l'aurore…
Plaisirs furtifs.
Cris plaintifs !
Enfin elle trouve la jouissance,
tremble, joui et danse
dans l'herbe verte,
alerte !
Laissant s'échapper
de sa bouche ouverte
un chant si léger,
timide et cristallin,
qu'elle accompagne de ses deux mains
l'une entre les cuisses, l'autre sur un sein.
Enfin, suçotant un de ses
doigts liquoreux,
elle prolonge lentement l'extase
dans une ultime phrase
à son fruit généreux…
©
Cyr
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