Pénis
Temporis
Déjà tout petit
Je m'tripotais le zizi,
Comme tous les garçons
J'apprenais ma leçon :
Leçon de chose, inconsciente
Et qui deviendra impertinente...
Enfant, ce fut quelques candides amourettes
Où j'exhibais parfois ma zézette,
Sans vraiment d'arrière-pensées,
A ces filles qui se faisaient des tresses
Et qui aimaient bien jouer
A la doctoresse...
Ado, ce fut la révélation,
Avec Mathilde, Morgane, Marion...
Denis, Dominique, Didier...
On ne jouait plus, ça devenait sérieux,
Même si encore on appelait ça des jeux,
On passait vite de la découverte à l'exploration :
Jules Verne pouvait aller se rhabiller !
Vingt mille lieux sous les jupes
Et dans la jungle des pantalons,
Je n'étais plus un dupe
Avec filles et garçons...
Adulte, je pris tant d'assurance
Qu'après diverses expériences
Je m'attachais à Laurence
Tirant un trait sur l'adolescence.
Depuis je confie mes fantasmes
A ma muse l'écriture
C'est comme ça que continue l'aventure
Dans ma p'tite tête d'ectoplasme...
Heureusement qu'au réel quotidien
J'ai toujours la chair de ma compagne
Pour bander mon arc et y faire campagne
De ses tendres seins à ses voluptueux reins,
Mais qui sait quand j'serai trop vieux
Si c'est pas l'bon Dieu
Gingembre ou l'bon Dieu Viagra
Qui m'prendra dans ses bras !
2008 © Cyr