La Source Sacrée
Le rideau se lève sur ton sexe sensible :
Je me penche et laisse un doigt taquin
Tâtonner ta moiteur, comme si cette bible
Ordonnait à mon désir un unique chemin.
Une tempête rage en ton buisson ardent,
Lorsque religieusement je chatouille
Ce duvet que ma langue impénitente mouille,
Ouvrant la porte humide au temple frémissant.
O crypte ruisselante ! Rose nervure !
Laisse aller plus profond ma ventouse affamée,
Qui suçant tes chairs, breuvage sucré !
Offre abondamment son hommage à ta nature.
Enfin laisse moi me recueillir
Entre tes genoux sentinels,
Que Dieu entende aux cieux ton appel
Et sur l'Éden extasié te fasse jouir !
©
Cyr