Sylvia belle plante
La femme-arbre a noué ses branches
Autour de mes hanches
Et distille son parfum de bois sauvage.
Je suis pris au piège comme lion en cage,
Cependant, ne résiste pas,
Et plonge même, sans débat,
Au coeur de son buisson ardent
Ma tige au bout incandescent !
Elle enveloppe de ses feuilles
effilées
Mes bourses lisses surchauffées
Favorisant la croissance indécente
De ma verge ascendante,
Faisant bourgeonner mon gland
Qui éclot rouge sang
Au centre de sa forêt vierge,
Là où coule sa sève brune
Dont j'éclaire de mon cierge
La matière indivisible et une.
Puis je m'enfonce à son ordre
En son tronc, jusque dans ses racines
Où elle pompe dans un sublime désordre
Toute l'énergie de ma raide pine.
Enfin ! dans un râle,
je vide en elle ma semence
biologique -
Symbiose autant vitale que symbolique
De l'animal et du végétal
- Puissance ancestrale !
© Cyr