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Tantra - Contrôle de l'éjaculation

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L’éjaculation est une chose, l’orgasme une autre. L’éjaculation stoppe l’ "orgasme vrai". Retarder l’éjaculation n’implique pas de suite de parvenir à cet orgasme mais d’abord d’avoir des expériences intenses et satisfaisantes. Il ne s’agit pas non plus d’un renoncement définitif à l’éjaculation, mais de maintenir le pouvoir d’érection pour permettre des contacts  nombreux et  durables.

L’éjaculation dépend du groupe nerveux "sympathique" qu’il faut apaiser par une respiration abdominale lente et profonde, pour éviter la contraction des muscles enserrants la base du pénis (si l’on s’observe lors d’une éjaculation on sentira le spasme qui se propage à ses muscles). Ce sont ces muscles qui par leurs contractions spasmodiques provoquent la trop brève volupté de l’éjaculation.

En dehors des rapports

Pour favoriser la rétention du sperme, on peut uriner par palier : pendant l’arrêt, imaginer qu’on réabsorbe l’urine en contractant, fortement et simultanément, les 2 sphincters ainsi que le releveur de l’anus. Intercaler un maximum de paliers (5 à 10) et pratiquer régulièrement.

On peut aussi s’exercer à contracter fortement- décontracter- contracter ... ces muscles, en insistant sur la décontraction qui servira à retarder l’éjaculation.


Pendant le rapport

L’ "orgasme vrai" ou Mahâshuka (grand bonheur) s’obtient par un contrôle du flux spermatique où il s’agit de stopper son flux descendant en lui imprimant un mouvement ascensionnel vers le cerveau.

Le contrôle du flux nécessite une maîtrise de la respiration, en particulier de l’expiration. La respiration abdominale lente et profonde doit être répartie sur plusieurs va-et-vient successifs, et non pas synchronisée sur ceux-ci. Il faut inverser le processus ordinaire : poussée-expiration / retrait-inspiration, ou bien inspirer par le nez et par paliers (5 à 9) dans les poussées / retenir la respiration dans les retraits ; jusqu’à remplir les poumons, après quoi, suite à une brève rétention, on expire d’un coup par la bouche (ha!) pendant un retrait.

Une maîtrise des mouvements coïtaux est également nécessaire : éviter les mouvements saccadés, spasmodiques ou semi-hystériques; le corps doit être souple et détendu et jouer d’ondulations de la colonne vertébrale, c’est-à-dire sans exercer de coups de reins.

Au point limite

L’art suprême consiste à rester indéfiniment et totalement actif sur le fil du rasoir, au point limite de l’éjaculation.

D’une manière générale : on détourne l’attention du lingam, surtout le gland, pour s’intérioriser dans le ventre dont on relaxe à fond les muscles.

Jiva bandha : replier la langue au maximum, la repousser le plus loin possible vers l’arrière. Le dessous de la langue se trouve ainsi en contact avec le palais. On contracte alors la langue pour créer une pression contre le palais et "bloquer" le souffle.

le crémaster : suspensoir naturel, il "arme" par contraction les testicules, en les accolant au lingam. En s’intériorisant dans les bourses peut le relaxer et le contrôler pour le détendre au maximum.

Techniques taoïstes : serrer les dents au maximum et fermer très fort les paupières, jusqu’à ressentir une vibration derrière les oreilles, ou bloquer le souffle à pleins poumons et ouvrir le thorax - contracter le bas-ventre.

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